Jean-Louis, du saucisson, et un Grenelle
Retour sur un Café Politique au Ministère de l'Ecologie
Et en Bonus : Une interview drôle et exclusive de Borloo (cf : fin de l'article)
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"Heineken ou vin bio ? Je suis un petit peu transgressif de ce point de vue là !"
Avec DDD, être écolo ne veut plus simplement dire ne pas prendre de bain et insulter les irresponsables qui roulent en 4-4. Le mardi 11 mai, écologie a plutôt rimé avec "grosse orgie" qu'avec "épreuve de tri" : les plus chanceux d'entre vous ont eut l'extrême honneur de participer à un café politique sur les thèmes du développement durable et de boire un coup avec Borloo. Bah oui quoi, un Grenelle adopté à l'Assemblée par 314 députés ça s'arrose....
Borloo et son équipe reviennent de loin (et puis c'est bien connu les pourparlers donnent soif). Quelle galère ce Grenelle : le caca nerveux de Nicolas Hulot, les 2200 amendements déposés lors du Grenelle 1, le dilemme de la taxe carbone... Les intervenants n'auront de cesse de le souligner : les tensions ont été vives dans ce "processus inédit de conversation" qui a réuni ONG, salariés, entrepreneurs et chercheurs. L'environnement est un "engagement colossal" qui est loin de générer des consensus. En effet, il a fallu gérer des intérêts en friction et des données aux résultats contradictoires : nucléaire ou éolienne ? Taxes supplémentaires ? Réglementations ? Selon Gaël Dupuis, Conseiller Energies et Climats, le "Grenelle doit offrir un nouveau modèle de développement, une opportunité de retrouver le chemin de la croissance dans le cadre d'une économie durable"... Tout un programme : lutte contre le réchauffement, préservation des ressources biologiques, nouveaux modes de production, nouvelles techniques agricoles, offre de formations professionnelles axées sur les nouvelles énergies, cadre juridique, rénovations... Tout un modèle de société à revoir, à corriger et surtout de gros (vraiment gros) chèques à faire. Un jeune dans la salle pose la question qui fâche "440 millions d'investissements pour l'environnement ? Ce n'est pas contradictoire avec l'annonce du Plan de Rigueur faite par le gouvernement ?". Arf ... Il fallait bien un emmerdeur autour de la table ! Si l'intervenant évite la question du financement à proprement parler, il souligne que l'investissement sera vite rentabilisé car le Grenelle "invente un véritable modèle de croissance verte, durable". Je vous passerai les discussions interminables sur la construction de bâtiments écologiques, la maîtrise des formations et des techniques, les fiscalités vertes.
Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez aller consulter le site du Grenelle. Il est important de prendre conscience des enjeux et du chantier colossal auquel il faut faire face pour voguer vers des cieux plus verdâtres. Si l'on a souvent reproché au Grenelle d'avoir été peu à peu vidé de son contenu face au travail des lobbys, ne pas reconnaître qu'il s'agit d'un projet courageux et extrêmement riche en réformes serait être de mauvaise foi.
Allez allez, on se motive : GO GRENELLE !
Comme dirait Jean-Louis : "La progrès ne peut se faire qu'avec un minimum de mesure. On est pas obligé d'être des fanatiques de bagnole à 15 litres au 100." Ca c'est fait.
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Phinedo à tel point envoûté par l'abondance du buffet qu'il vire à la propagande partisane ? Non, non, ce n'est pas le pain-surprises qui nous a convaincu. Quoi que ...
... C'est au milieu des dorures du Ministère que nous nous sommes restaurés après ce café politique, sans petit gâteau ni chocolat viennois ... De quoi être sacrément frustré : c'est même un intellectuel de DDD qui a coupé l'un des responsables du Grenelle pour lui dire qu'il commençait à avoir grand soif. Plateaux de fromage, brochettes de poulets, verre de vin, éclairs au chocolat, tapenade et concassé de tomates ... Bruits de couverts en argent que l'on gratte frénétiquement sur une assiette déjà vide.
Tchin Tchin ! Jean-Louis arrive : "bonsoir tout le monde !". Les regards braqués sur lui, il est d'un naturel déconcertant. Langage familier et voix traînante, faucette de garçon bêtiseur... Il est haut comme 3 pommes label de France et a le nez d'un amateur de vin bio. Ils doivent bien se marrer en Conseil des Ministres. Le Ministre que France Soir dit "sur un petit nuage depuis l'adoption du Grenelle" a pourtant l'air déçu... Il n'y a pas de saucisson !
C'est au micro de Phinedo qu'il est venu se consoler, nous offrant une interview mémorable pleine de spontanéité. Ce serait gâcher tout le plaisir que de vous la retranscrire par écrit : laissez-vous bercer par la voix rocailleuse de Borloo, séduire par son idée de "trottinlib'" et amuser par sa diarrhée verbale écologique sur le respect. C'est grand, c'est fort : c'est la Jean-Louis touch'.
Le profil écologique de Jean-Louis : "Je suis un très mauvais consommateur écolo, car un très bon, ça doit être très chiant ! "
ECOUTEZ LA SUITE DE L'INTERVIEW :
Les chanceux invités : dalleux et écolos (accessoirement)

Un grand merci à DDD et à Elias
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Commentaires
dourak
Vendredi 21 Mai 2010 à 00:43Borloo, le dieu de l'apéro
marienoumea
Vendredi 21 Mai 2010 à 17:01"Monsieur le Ministre, vous êtes plutôt saucisson bio ou rillettes fermières?" :yes:
marienoumea
Vendredi 21 Mai 2010 à 17:05(et si si, il y avait bien du saucisson! C'est simplement que du saucisson sur une table a en général une espérance de vie assez courte...)
Gnomy
Dimanche 23 Mai 2010 à 21:21Du SAUCISSON ? OU CA ? ! Je me sens roulée :(