The Green Hornet
ou la renaissance d’un super-héros

Né de l’imagination de George W. Trendle et Fran Striker, le frelon vert est apparu pour la première fois à la radio, dans les années 1930. Ce personnage s’est ensuite dévoilé dans une série de feuilletons ainsi que de nombreuses bandes-dessinées. En ce moment, the Green Hornet (le Frelon Vert) figure à l’affiche du grand écran (pour la deuxième fois, après une première adaptation en 1974).

Sachez donc que le réalisateur Michel Gondry n’invente donc pas grand choses, tout du moins pour ce qui est de l’histoire du super-héros. Il se contente d’y ajouter de l’intrigue et des touches comiques (et ça réussit).

- Le synopsis -
Le jeune Britt Reid (Seth Rogen), fils du directeur du plus grand journal de Los Angeles mène une vie festive et insouciante jusqu’au jour où son père meurt d’une piqure de guêpe, dans des circonstances mystérieuses. Peu affecté par ce décès, du fait de ses relations douloureuses avec son père, l’héritier se retrouve soudainement à la tête d’un empire. De cette façon, Britt est amené à rencontrer les employés de son père dont Kato (Jay Chou), un brillant technicien particulièrement inventif.
Les deux garçons se lient d’amitiés et ensembles, ils se lancent dans une improbable entreprise : combattre le crime. Grâce à la maîtrise des arts martiaux de Kato, les deux amis entament leur chasse aux gangsters mais sont rapidement contraints d’en devenir à leur tour. Britt ayant désormais une position médiatique importante, il décide de se masquer et prend le pseudonyme de Frelon Vert.
Kato met à profit son ingéniosité et construit une incroyable voiture derniers cris résistante à toute attaque, la Black Beauty. A bord de leur attelage, le Frelon Vert et son assistant combattent les malfaiteurs de la ville et se font ainsi rapidement connaître. Britt engage une nouvelle assistante, Lenore Case (Cameron Diaz), et lui demande d’étudier les attaques du Frelon Vert, sans pour autant lui révéler qui se cache sous ce masque. Attentifs aux prévisions de la jeune femme, les deux compagnons vont mettre dans leur ligne de mire le plus grand malfrat de Los Angeles, Benjamin Chudnofsky (Christoph Waltz), mais ils ne seront pas au bout de leurs peines… en effet, ce bandit s’est aussi donné pour but d’anéantir le Frelon Vert.

- Un commentaire en quelques mots -
Actions est évidemment le premier terme qui sera employé ici. Attention à ne pas perdre une minute sur les 117 que dure ce long métrage, entre scènes burlesques et bagarres en grand format (seuls moments pouvant expliquer l’utilité de la 3D, et encore...), vous serez rapidement perdus...
Retournements sera le suivant. L’histoire commence d’ailleurs par un bouleversement causé par le décès de Mr Reid, le père de Britt et pendant toute l’aventure, nos personnages feront face à de nombreux virements de bords plus ou moins (in)attendus. En voilà du dynamisme !
Sentiments est, malgré les apparences, un mot qui doit être rattaché à the Green Hornet. On y découvre la rancœur d’un fils blessé par la rapide disparition de sa mère et une sévère éducation paternelle, la soif de considération d’un homme dans l’ombre, la quête de pouvoir d’un autre, ou encore le désir de vengeance d’un dernier…
Caractère viendra décrire les différents protagonistes de cette affaire. En ce qui concerne les deux acolytes, nous dirons que Britt incarne arrogance, irresponsabilité et mégalomanie alors que Kato est un personnage vif, intelligent mais sournois. On laissera de côté Cameron Diaz, dont le personnage n’est pas tellement recherché.
Humour, c’est enfin une facette de ce film qu’on ne peut nier. On ressort de la salle en ayant passé un véritable moment de détente (bon moment à prendre en temps de révision !) et le visage décrispé.

- L'avis -
Quoi qu’on ait pensé de cette adaptation du Green Hornet, il faut tout d’abord avouer que les acteurs incarnent parfaitement leurs personnages, aussi travaillés soient-ils.
> Les initiés et grands amateurs de films d’actions reprocheront certainement à ce film de ne pas
présenter des combats à la hauteur de leurs espérances et de s’appuyer sur des effets spéciaux
vus et revus.
> Les fans de Gondry seront peut-être surpris par ce métrage, lourd et drôle à la fois, mais moins
philosophique et délicat que ce qu’il nous a déjà présenté.
> Les autres se réjouiront de voir un film qui allie en toute simplicité et sans se prendre trop au
sérieux, scènes d’action mouvementées et plaisanteries (plutôt) grotesques.
Sans conteste, on s’accordera donc à dire que Michel Gondry s’adresse cette fois-ci au grand public (hollywoodien) au travers d’un film distrayant et sans prétention.
Retrouvez vite la bande annonce du film ICI
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Commentaires
Casti
Jeudi 27 Janvier 2011 à 17:28Film très sympa à voir, il m'a bien fait rire ! Et comme tu le dis, Cameroun Diaz ne sert pas à grand chose...
Naïm
Dimanche 30 Janvier 2011 à 22:03Je relève une erreur dans l'article : En 1974, le frelon vert n'est pas adapté sur grand écran mais sur le petit car il s'agissait d'une série mettant en scène Bruce Lee dans le rôle de Kato et pour son premier rôle americain.
Sinon j'ai trouvé le film assez moyen, on ne retrouve pas assez la folie visuelle propre à l'univers de Gondry. J'en attendais plus de la part de l'un des meilleurs réalisateur francais en activité.